Tibétains : La force de résistance spirituelle non-violente

Posté par Philippe dans Expositions

Du 17 février au 17 Mars

Femme LadakhieCette exposition présente des photographies prisent en juillet et novembre 2014, lors de visites au peuple tibétain en exil forcé, dans des familles, monastères et camps de réfugiés ; au Népal et dans le nord de l’Inde, dans les montagnes himalayennes du Ladakh et à Dharamsala.
Eux aussi, sont nos amis, nos sœurs et frères humains. L’émotion esthétique nous relie d’un coup à ces humains que vous ne connaissez pas, mais vous savez que quelque chose en eux est exactement semblable à ces choses en vous, qui nous donnent vie. L’émotion esthétique est une porte basse, une porte ouverte en chacun de nous qui permet au voile de tomber, de s’éveiller, de nous défaire du ‘Je’, nous mène à l’ensemble de l’humanité, une ouverture étroite vers le monde tel qu’il est et tel qu’il nous accueille.
Au-delà de l’apparence esthétique, et de l’illusion visuelle calme et colorée, et malgré ces vraies sourires affichés, soutenus du courage et de la détermination de milliers de tibétains qui, chaque année, courent le risque, au péril de leur vie de traverser l’Himalaya pour rejoindre l’Inde via le Népal et y rencontrer le Dalaï-Lama, il y a l’instant présent, le seul à vivre. Et ne vous y trompez pas, ces photographies évoquent les difficultés de l’exil et de l’intégration, dans la volonté de la résistance à la colonisation, par des humains épris de dignité, et de compassion.
Le vide est habité pour peu qu’on l’écoute ; le vrai cauchemar est le plein, un monde totalement rempli, ignorant, au point que l’autre, celui que nous nommons « l’étranger », ne serait plus un ami, un frère humain. Des yeux qui se font regards, des sourires pour tous passeports, et des silences qui racontent ; témoignages Humains. Ceci qui est là se montre à peine, il faut pour le percevoir ralentir, se rendre disponible, ouvrir son cœur d’amour et de compassion, baisser la lumière, ne faire presqu’aucun bruit, et c’est là, c’était là depuis toujours, en tout, et on ne le savait pas ou-bien on l’avait oublié parce qu’on était trop bruyant, égoïste, parce qu’on regardait ailleurs et cherchait extérieurement ce qui est en chacun de nous, comme dans tout.

Christelle et Gilbert HUGUET PEYRE